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Resolute - Gjoa Haven




Service canadien des glaces Service canadien des glaces Service canadien des glaces Service canadien des glaces

Resolute Bay à Gjoa Haven (15-19 août)


Départ vendredi 14 août vers 20 h de Resolute Bay, sous un petit vent de NW, après un somptueux repas à l’hôtel de Phil, offert par Patrick pour son départ en retraite, vive les retraités…
Après avoir regardé les dernières prévisions de glace nous décidons de passer par le Peel Sound qui est couvert à 3/10 ième au début, mais un passage libre de glace le long de la côte.
Les choses sérieuses commencent, on le ressent à la concentration de l’équipage. Vers 22 h, comme prévu, on aperçoit  la barrière de glace à l’horizon, un long ruban blanc tendu entre la mer et le ciel. Nos aventuriers, très sûrs d’eux-mêmes, continuent d’avancer pensant qu’ils arriveront bien à trouver le bon passage. Après un premier barrage passé sans encombre, en se faufilant au milieu des glaçons de toutes tailles, de toutes formes, illuminés par le soleil couchant, TIAMA pensait pouvoir se jouer relativement facilement de ces barrières. Une fois en eau libre, après ce premier passage, le moteur de notre trans-arctique ronronnait à plein régime.
2 heures plus tard, sous un soleil rasant, nous aperçûmes une nouvelle bande blanche entre ciel et terre, pensant que la glace était à la même concentration que la précédente, on continua notre route sans inflexion. Au fur et à mesure qu’on s’en rapprochait, la densité des glaçons augmentait, nécessitant de ralentir pour appréhender le bon passage, jusqu’au moment où on dut stopper car ne trouvant plus d’ouverture.
Quelques instants plus tard, nous étions complètement bloqués. Jean-Michel monta dans son nid de pie et pilota de là haut, un demi tour avec des en avant, en arrière dignes des manèges d’auto tamponneuses les plus encombrés. Après un certain temps, une heure ou deux on réussit à se libérer et à refaire la route en sens inverse pour chercher une ouverture et passer plus près de la côte où les prévisions du service des glaces canadien prévoyaient de l’eau libre, comme quoi les scientifiques n’ont pas toujours tort…
La journée suivante se déroula au moteur en veillant bien à raser la côte, où on pouvait apercevoir quelques herbages mais hélas sans bœuf musqué, la viande des contrées arctiques. Au fur et à mesure de notre avancée, on voyait ça et là des glaçons à l’agonie, suant corps et bien, devenant de plus en plus transparent, jusqu’à se confondre avec la mer, c’était leur fin programmée, la conséquence même de leur existence.
Dans l’après-midi de dimanche enfin le cri tant attendu: un ours! Le pauvre il nous regardait passer, perdu sur son glaçon dans un océan de mer, avant de plonger pour nous éviter et nager avec un soufflement rauque.
Le lendemain lundi 17 août, le vent rentrait petit à petit, et soufflait du NW 10 à 20 nds, lorsque nous abordions le détroit de James Ross, où les fonds peuvent être inférieurs à 10 m voir moins.
La nuit suivante nous avalâmes le bassin St Roc’h, avant de venir mouiller vers 8h du matin dans l’anse aux lampaulais (lors de l’été 2015, 4 lampaulais débarquaient dans cette baie désertique) pour essayer d’attraper du poisson frais avant l’escale de Gjoa Haven. Malheureusement à l’image de la baie, c’était le désert absolu dans un univers minéral d’un ton beige, bien que troublé par le vol des oies et des eiders.

C’est à cette escale, hélas,  que je dois quitter TIAMA pour rejoindre mes chères hydroliennes. Je n’aurai plus l’occasion de voir s’activer Jean Michel avec ses éternels petits bouts ou autre outil pour optimiser sans cesse le fonctionnement de son bateau, ni non plus de regarder Patrick jouer avec son appareil photo ou sa tablette si utile pour barrer simplement pendant le quart, et encore moins Lannig plongé dans ses chiffres, Sudoku ou autre suite infinie de nombres. Merci à chacun d’eux de m’avoir permis cette première expérience en mer arctique.

VINCENT







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